lundi 19 septembre 2016

Les candidats à la chefferie du Parti Québécois et les retraités

par Rémi Beaulieu, retraité.
 
M. Alexandre Cloutier  : Rien pour les retraités !!!
 
Bonjour,
Vous avez des idées pour la langue, l'indépendance, les premières nations,
la justice fiscale, etc., mais vous n'avez rien, absolument rien pour corriger
l'injustice éhontée créée de toutes pièces par votre parti en 1982 sur des
bases erronées en désindexant les revenus de retraite de 300 000 retraités de la fonction publique du Québec et en les condamnant à un appauvrissement planifié.
Ainsi, je ne voterai jamais pour vous ni pour votre parti.

M. Jean-François Lisée  : « Oser. Réussir »

Bonjour,
Mais vous n'osez rien, absolument rien pour corriger l'injustice éhontée créée de toutes pièces par votre parti en 1982 sur des bases erronées en désindexant les revenus de retraite de 300 000 retraités de la fonction publique du Québec et en les condamnant à un appauvrissement planifié. Ainsi, je ne voterai jamais pour vous ni pour votre parti.



Mme Martine Ouellet   : «Le temps de l’attente est terminé. Ça fait 20 ans que nous attendons...»
 

Bonjour,
Sur votre site vous mentionnez : Le temps de l’attente est terminé. Ça fait 20 ans que nous attendons...

Si c’est long 20 ans, ça fait 34 ans que les retraités des secteurs publics attendent une correction de l’injustice éhontée créée de toutes pièces par votre parti en 1982 sur des bases erronées en désindexant les revenus de retraite de 300 000 retraités de la fonction publique du Québec et en les
condamnant à un appauvrissement planifié.
Ainsi, je ne voterai jamais pour vous ni pour votre parti, car vous ne proposez aucune solution à cette injustice


M. Paul St-Pierre Plamondon  : « Le PQ a la responsabilité morale de donner aux Québécois un gouvernement honnête et compétent dès 2018 ». 

Bonjour,
Vous ne proposez rien, absolument rien pour corriger l’injustice éhontée créée de toutes pièces par votre parti en 1982 sur des bases erronées en désindexant les revenus de retraite de 300 000 retraités de la fonction publique du Québec et en les condamnant à un appauvrissement planifié. Ainsi, pour cette raison, je ne voterai jamais pour vous ni pour votre parti.

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Note : Photos tirées du site du parti québécois

lundi 29 août 2016

RETRAITÉE, SOIS BELLE MAIS NE TE TAIS PAS

par Aline Couillard
 
Toi, retraitée du RREGOP[1], de 65 ans ou plus, sois belle.

 Sois une retraitée active, attentive et accueillante.

Sois engagée à faire triompher tes valeurs.

Sois ouverte à tes semblables

Sois proactive au bien-être des aînés.

 Si tu nous dis : je le suis, alors les retraités actuels et ceux de demain te disent :

 NE TE TAIS PAS.

Ne te tais pas quand tu sais que les retraités du RREGOP de 65 ans ou plus ont une rente annuelle moyenne de 9 990$ pour les femmes et de 12 788$ pour les hommes[2].

Ne te tais pas quand tu sais que le RREGOP est capitalisé à près de 100 %.

Ne te tais pas quand tu sais que le FARR (Fonds d’Amortissement des Régimes de Retraite) sera possiblement capitalisé à 70 % en 2020.

Ne te tais pas quand tu sais que le gouvernement n’a jamais versé sa part dans le fonds du RREGOP.

Ne te tais pas quand tu sais que le gouvernement a pigé 800 M$ dans le fonds en 1997 pour les départs volontaires à la retraite.

Ne te tais pas quand tu sais que le gouvernement a fait un cadeau de grec aux actifs en baissant les cotisations à 5,35 % pour les années 2000 à 2005, privant ainsi le fonds de retraite de sommes imposantes.

Ne te tais pas quand tu es consciente que la réserve du fonds de retraite devrait être de 10% au lieu de 20 %, telle qu’accordée aux syndicats, avant tout retour aux retraités sur leur investissement.

Ne te tais pas quand tu calcules la perte vertigineuse de ton pouvoir d’achat.

Ne te tais pas quand tu réalises que la rente promise à 70 % du salaire des 5 meilleures années ne vaut plus que 55 % de sa valeur après 18 ans de retraite (55 % de 70 % du salaire).

Ne te tais pas quand tu sais que la rente est le salaire différé des retraités.

Ne te tais pas devant les conditions de vie sous le seuil de pauvreté de plusieurs de tes semblables.

Ne te tais pas quand tu sais que de nombreuses femmes ont consacré temps et argent à la noble maternité, sacrifiant des années de services rémunérés.

Ne te tais pas quand tu sais que des personnes seules peinent à joindre les deux bouts.

Ne te tais pas quand tu sais que la désindexation des rentes de retraite est une injustice criante que le temps n’altère pas et qu’il amplifie avec les années.

Ne te tais pas quand tu sais que la désindexation a été faite en invoquant une inflation trop élevée alors qu’elle était à 12,3 %  passant sous silence les rendements à 28,1 % qui remplissaient les coffres plus qu’ils ne les vidaient.

NON, NE TE TAIS PAS !

Parle haut et fort pour réclamer des élus à l’Assemblée nationale l’indexation des rentes de retraite de tous les retraités.

Parle haut et fort des pistes de solution qui sont en attente et qui ne demandent pas mieux que d’être mises en application.

LÀ, tous les retraités de l’État te rendront hommage.
 
Aline Couillard, retraitée du RREGOP
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[1]: RREGOP : Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics.
[2]: Évaluation actuarielle du RREGOP au 31 décembre 2011, tableau 4, page11

LES PRÉTENDUS « GRAS DURS » VONT S’ORGANISER

 
Doria Ross
Les retraités de l'État du Québec, que de mauvaises langues ignorantes et même des journalistes ont traités de «gras dur» parce qu'ils reçoivent une rente, sont plutôt maigres.

Ce qu'il faut savoir pour débattre adéquatement du sujet.
L'argent des rentes versées aux retraités de l'État ne provient pas des fonds publics. Il provient d'un fonds constitué par les employés de l'État, durant leur vie de travail. En effet, ils ont prélevé régulièrement de chaque chèque de paye un montant qui fut investi dans un fonds, en prévision de leur retraite. C'est ce qu'on appelle un salaire différé récupérable sous forme de rente de retraite.
De plus, le gouvernement s'était engagé, dans le cadre des négociations collectives, à verser un montant équivalent dans le fonds en échange d'un moindre salaire. Mais il ne l'a jamais fait, préférant constituer une dette sans intérêt envers les retraités, dette pour laquelle il cumule des provisions.

Autre promesse alléchante, le gouvernement s'était engagé à indexer les rentes des retraités à l'augmentation du coût de la vie, pour leur éviter un appauvrissement inéluctable, en échange d'une diminution de salaire. Mais en 1982, un gouvernement péquiste annula cet engagement, à la suite de l'initiative de monsieur Parizeau, en appliquant la formule IPC-3 %.
Mais l'augmentation des prix à la consommation (l'IPC) n'a jamais dépassé les 3 % qu'elle avoisinait. Donc, nos rentes ne furent jamais indexées, si minime cela soit-il, au coût de la vie. D'où l'appauvrissement systématique des retraités de l'État, appauvrissement qui affecte surtout les femmes à cause d'une rente plus faible due à un moindre salaire et à des absences du marché du travail pour cause de maternité et de responsabilités familiales.
Par contre, le Régime des rentes du Québec est indexé à l'augmentation du coût de la vie ainsi que les rentes versées aux retraités des universités du Québec, ainsi que la pension de la sécurité de la vieillesse et les pensions versées aux personnes divorcées, etc., justement pour leur épargner un appauvrissement systématique. Pourquoi ce traitement n'est-il pas offert aux retraités de l'État québécois?
D'où vient cet entêtement irraisonnable, pour ne pas dire maladif, à continuer à priver les retraités de l'État québécois d'une indexation qu'on accorde à d'autres groupes? Que faut-il faire? Après avoir épuisé tous les moyens rationnels et constaté notre échec, nous n'avons plus le choix. Il faut créer un rapport de force en s'impliquant activement dans la prochaine campagne électorale. Il n'y a pas que nos votes, mais nos actions et nos contacts.
Doria Ross, retraité de l'État québécois, Longueuil

mardi 3 mai 2016

Les « Oui-mais » de députés assassinent


par : Rémi Beaulieu, Aline Couillard et Gaétan Morneau
 
Les retraités de l’État s’appauvrissent de façon vertigineuse à cause de la désindexation de leur rente à l’IPC – 3%. Comme cette mesure perdure depuis 1982, les retraités touchés ont perdu beaucoup de leur pouvoir d’achat et ce n’est pas fini. Seule une intervention du gouvernement stoppera le désastre avant qu’ils soient tous alignés au columbarium.

Les retraités ne trouvent rien de mieux que d’exposer ce problème aux députés et c’est là que commencent leurs «Oui-mais».

Retraités : La désindexation des rentes en 1982 place aujourd’hui plusieurs retraités dans une situation précaire.

Député X : « Oui-mais» vous soulevez là un vieux problème.

Retraités : Les effets de cette désindexation ne cesseront pas tant qu’une nouvelle loi ne viendra pas en changer la cause. Notre rente doit-elle descendre jusqu’à moins de 25% de sa valeur pour qu’un gouvernement s’en soucie?

Député X : «Oui-mais» ça c’est derrière moi; je préfère regarder en avant.

Retraités : Cette désindexation n’était pas justifiée, l’inflation était à  12,3 % et les rendements à 28,1 %  de sorte que la piscine des revenus s’emplissait plus rapidement que les sorties d’argent. Le fonds grossissait.

Député X : «Oui-mais» on ne le savait pas au moment de l’adoption de cette mesure.

Retraités : Si la réserve des fonds de retraite était de 10% au lieu de 20%, l’argent serait disponible au RREGOP pour la réindexation des rentes de retraite. Pourquoi avoir consenti cette réserve de 20% ?

Député X : «Oui-mais» il fallait conclure les négociations avec les syndicats des employés de l’État et cette réserve était une des conditions qui en facilitait la terminaison.

Retraités : Il n’existe aucun régime de retraite au Canada qui a une réserve aussi élevée. Même la loi 15 nouvellement adoptée sur  régimes de retraite dans le secteur municipal fixe cette réserve à 10%. Pourquoi en est-il autrement pour le RREGOP?

Député X : «Oui-mais» nous avons répondu à la demande du front commun sans nous poser plus de questions…

Retraités : Le gouvernement a avancé lors du projet de loi 3, pour les régimes municipaux, que les rentes seront réindexées quand les régimes atteindront une capitalisation de 80%. Pour lui, ce chiffre représente la santé des régimes. Or le RREGOP est capitalisé à près de 100%. Le temps de la réindexation n’est-il pas venu pour les bénéficiaires?

Député X : «Oui-mais» si la population voit que nous vous donnons cet avantage, elle n’aimera pas ça.

Retraités : Les retraités des secteurs publics sont tellement écœurés qu’aux dernières élections ils ont voté en masse contre le Parti Québécois et lui ont fait perdre le pouvoir. La même situation pourrait se reproduire contre le Parti Libéral la prochaine fois si leurs rentes de retraite ne sont pas pleinement indexées rapidement...

Député X : «Oui-mais» les retraités nous sont favorables…ils sont acquis…. 

Retraités : En 2015 des primes de 48,6 millions de dollars ont été versées aux 850 employés de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), ces primes ont progressé de plus de 21% par rapport à 2014. Cette somme représente 57 176 $ en moyenne par employé. Ne trouvez-vous pas injuste que plus de 310 600 retraités ne touchent aucune indexation pour les années cotisées entre 1982 et 2000?

Député X : «Oui-mais » c’est la loi du marché pour les employés de la CDPQ.

Retraités : Selon la CARRA les 86 440 retraitées de 65 ans et plus  touchent au 31 décembre 2011 une rente annuelle moyenne de 9 990  $. Ces femmes représentent  44%  de tous les retraités du RREGOP. Ne trouvez-vous pas que ces femmes qui ont été au service de l’état québécois mériteraient comme prime, ne seraient-ce qu’une simple indexation de leur rente de retraite? Ne mériteraient-elles pas de récupérer leur pouvoir d’achat?

Député X : «Oui-mais» Il se peut que les syndicats du front commun s’y objectent….Vous êtes considérés et perçus comme des «gras dur»

Fin des échanges, ils sont tombés dans le populisme, en l’air la justice et l’équité.

Ces «oui-mais» prônent les régimes à trois vitesses.

Ces «oui-mais» endossent la discrimination pour certains retraités.

Ces «oui-mais» assassinent l’autonomie des retraités.

Ces «oui-mais» assassinent l’espoir des retraités.

Ces «oui-mais» sont complices de l’appauvrissement des retraités.

Ces «oui-mais» contribuent au hold-up commis envers les retraités.

La suite cogite dans l’esprit des retraités :

Il leur suffit de laisser mariner longtemps un problème pour ensuite invoquer sa désuétude.

Ils invoquent l’ignorance des faits pour justifier leur décision, mais par la suite, ils auraient pu corriger, il nous semble.

Le 11 mai 2005, Mario Dumont déclarait l’Assemblée nationale que les retraités avaient été victimes d’un hold-up. Madame Monique Jérôme-Forget évaluait ce hold-up à un milliard.

Prendre l’argent des autres, c’est pourtant voler, non?

Un vol est toujours un vol, à ce que je sache?

Tout pourvu que les choses leur soient facilitées. Tant pis pour ceux qui en souffrent. Il suffit de les ignorer, ça donne bonne conscience.

Messieurs et mesdames les députés nous sommes plus de 310 600 retraités (RREGOP, RRPE, RRE, RRF et RRCE) qui sommes touchés par la désindexation et cela perdure depuis 1982.  Si collectivement nous vous disions lors de la prochaine élection en 2018 «Oui-mais»…..

Les prochaines élections se rapprochent. Ce sera là notre vrai pouvoir. Ces prétendus «Gras dur» que nous sommes pourront leur dire à leur tour :

OUI-MAIS… je me souviens. 

Aline Couillard, retraitée
Rémi Beaulieu, retraité
Gaétan Morneau, retraité

jeudi 14 avril 2016

LES BANDITS ET NOTRE ARGENT

      par Doria Ross
 
Deux bandits (selon une expression colorée de l’ineffable Michel Chartrand) nous ont « fraudés ». L’un, un gouvernement péquiste, en désindexant nos rentes de retraite, en 1982. L’autre, un gouvernement libéral, en ne tenant pas sa promesse de réindexer progressivement nos rentes de retraite, une fois élu, en 2002.

L’indexation à l’augmentation du coût de la vie, c’est un principe économique vital respecté par le Régime des rentes du Québec, par la Pension de la sécurité de la vieillesse, par les pensions versées aux conjoints séparés, par les rentes des retraités du gouvernement fédéral, etc. À défaut de quoi, c’est l’appauvrissement continu et systématique. C’est connu.

De mauvaises langues ignorantes ont prétendu que nos rentes de retraite étaient payées par les contribuables.  C’est complètement faux. Cet argent provient d’un fonds de retraite constitué par les employés de l’État québécois qui, à chaque paye, prélevait un montant de leur salaire pour le déposer dans le fonds, confié à la Caisse de dépôt et de placement du Québec pour le faire fructifier.

Nous avons cotisé à un fonds de retraite comme d’autres travailleurs ont cotisé à un REER ou à un autre fonds.

Du salaire différé

Les retraités de l’État ont tous cotisé à un fonds de retraite. Ça faisait partie des négociations de leur convention collective. Le gouvernement s’était engagé à verser l’équivalent dans le fonds en échange d’un moindre salaire. Mais il ne l’a jamais fait, préférant constituer une dette, sans intérêt, envers les retraités. Cet argent que le gouvernement a retenu dans ses poches, c’est notre argent et on ne peut pas le faire fructifier comme nos cotisations.  

Il y a un hic qui peut créer de la confusion chez les profanes. Une partie de la rente versée aux retraités de l’État du Québec est constituée de la remise d’une partie de la dette que le gouvernement a créée. Mais c’est notre dû, c’est notre argent, pas l’argent des contribuables.

Doria Ross
Retraité de l’État
Longueuil

Note:

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